Plus que jamais la Journée Mondiale de Lutte contre la Pauvreté, le 17 octobre, impose d’ouvrir les yeux sur ce fléau et cette injustice. Les Réseaux de lutte contre la Pauvreté et de nombreuses associations et coordinations à travers toute la Belgique organisent des actions de sensibilisation pour dénoncer l’appauvrissement structurel des personnes, des ménages, de biens communs, de services publics et associations qui conduisent à un accroissement de la pauvreté et l'exclusion sociale.
C’est à Paris en 1987 que Joseph Wresinski, prêtre d'origine polono-espagnole et son mouvement "ATD Quart Monde" initie la première Journée Mondiale du Refus de la Misère. Le 22 décembre 1992, l'Assemblée Générale des Nations Unies proclame le 17 octobre comme Journée Internationale pour l’élimination de la Pauvreté. Depuis lors, des citoyens de toutes origines, de toutes conditions, de toutes convictions, des organisations, associations et réseaux, se rassemblent et mobilisent le 17 octobre pour témoigner de leur solidarité, pour faire part de leur refus d’accepter la pauvreté comme une fatalité inévitable, pour révéler des réponses possibles et réalistes. Lors de cette journée, les témoignages des personnes appauvries et des plus pauvres, leurs expériences et leur espoir d’un avenir meilleur, occupent une place centrale.
Plus d'infos : www.17octobre.be
Le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté organiser une journée entière de militance pour rassembler autour du combat contre les inégalités et leurs croissances actuelles, pour le refus des pertes de droits et l’accès à tous les droits pour toutes et tous, pour dénoncer la pauvreté et l’appauvrissement !
Le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, avec un ensemble de partenaires, organise une semaine de lutte contre la pauvreté à Namur pour la Wallonie du lundi 12 au samedi 17/10.
Le point d’orgue aura lieu le jeudi 15/10, avec LA GRANDE JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE, avec la concentration des actions (manifestation, foire pour agir, ateliers, prises de parole des témoins du vécu/militant.es, films, spectacles, etc.) !
• Parce que les pauvres et appauvris sont violement amputés de droits et de libertés dont jouissent celles et ceux qui ne le sont pas.
• Parce que le renforcement des inégalités et l’augmentation de la pauvreté ne peuvent faire partie d’aucun programme.
• Parce que combattre les inégalités, la pauvreté et l’appauvrissement pour garantir une traversée de la vie digne, sont des obligations et non des options.
• Parce que le pouvoir de vivre et le droit à l’aisance sont constitutifs de la dignité humaine.
• Parce que le maintien des inégalités et de la pauvreté usent injustement les potentiels.
• Parce qu’il y a de l’argent, des manières de le capter, de le gérer, de l’investir, qui enrichissent certains et appauvrissent d’autres !
• Parce les droits s’opposent à la méritocratie !
Une journée pour les enfants, jeunes et adultes, pour les associations, les institutions, les services, les corps intermédiaires, les autorités publiques !
Programme
Quand ? Le jeudi 15/10
Où ? à Namur
9h45 - 12h : prise de parole des témoins du vécu/militants (Théâtre royal)
12h15 - 13h30 : grand rassemblement (Place d’Armes)
13h00 : départ pour la grande manifestation dans les rues de Namur
14h30 - 17h30 : animation de la Foire pour Agir par plus de 20 associations actives en Wallonie et à Bruxelles proposant perspectives et solutions possibles pour démonter la méritocratie ! (Place d’Armes)
19h30 - 21h00 : parade des lanternes solidaire (départ depuis l’Ecole ITN rue Asty-Moulin 60, Namur)
En continu entre 8h30 et 20h30 : un ensemble d’ateliers, conférences-débats, expositions films et spectacles débats, ainsi que la prise de parole des témoins du vécu/militant.es sont organisées dans plusieurs salles et lieux à Namur.
Mobilisation maximale pour rejoindre Namur en train, en voiture, en car. Pour les déplacements en car, le RWLP propose des départs de certaines villes. Vous pouvez toutefois nous contacter pour des solutions déplacements spécifiques pour des groupes : g.peters@rwlp.be ou 0476/882948.
Plus d'infos : www.17octobre.be
Plus d'infos : 17 octobre 2026 - Brussels Platform Armoede
Mois d'activités "On met la patate contre la pauvreté"
Cette année, Brussels Platform Armoede unit ses forces avec les 22 centres communautaires néerlandophones. Sous le label Patat Tegen Armoede, les 22 centres communautaires organisent tout au long du mois d’octobre une multitude d’activités. Et bien sûr, la pomme de terre y occupe une place centrale : du stoemp aux frites.
Programme
Quand ? du 1/10 au 31/10
Où ? Partout à Bruxelles
Le calendrier sur le site de la campagne « On met la patate contre la pauvreté » détaille les différentes activités (souvent bilingues) organisées tout au long du mois d’octobre : petit déjeuner, balade de quartier, lunch solidaire, projection de film, concert ou débat…
Café politique
Le 15 octobre, le BPA organise, en collaboration avec le Centre culturel De Markten, un Café Politiek, un dialogue politique et participatif.
Il ne s’agit pas d’un débat classique avec des politiciens sur scène devant un public, mais cinq tables rondes modérées, avec un ou deux politiciens par table, quelques experts du vécu de nos associations ayant préparé des questions, et des participants du public.
Programme
Quand ? le 15/10, de 18h à 21h
Où ? GC De Markten, Vieux marché aux grains 5, 1000 Bruxelles
Parade aux lanternes
Cette année encore, BPA se joint au collectif Rendre Visible l’Invisible pour rappeler que la pauvreté ne surgit pas d’elle-même mais qu’elle se fabrique, et qu’elle est la conséquence directe de choix politiques et sociétaux.
Programme
Quand ? 17/10, de 18.00 à 21.00
Où ? place de la Bourse, 1000 Bruxelles
18.00 : rassemblement à la Bourse
18.30 : témoignages et parade aux lanternes
20.00 : concert à la Bourse
Plus d'infos : 17 octobre 2025 - Brussels Platform Armoede ou www.1710.be
Plus d'infos : www.17oktober.be
Une vie dans la pauvreté est semée d'embûches. De plus en plus de personnes se retrouvent exclues en raison de la complexité de la réglementation, des formalités administratives, de la numérisation et du durcissement des conditions. Ainsi, l’accès à l’emploi, au logement, aux soins de santé, à l’éducation, à la culture ou au sport… est de plus en plus menacé. Ces droits sont pourtant inscrits à l’article 23 de la Constitution belge. Ils doivent permettre à chacun de mener une vie digne. C’est pourquoi le Netwerk tegen Armoede et les associations locales de lutte contre la pauvreté mènent des actions en faveur d’un meilleur accès et d’une meilleure protection des droits fondamentaux.
Les droits fondamentaux sous pression
Le droit à un revenu décent est menacé. Les autorités fédérales, flamandes et locales réduisent les dépenses en matière de politique sociale et de sécurité sociale. Les allocations de chômage vont être limitées dans le temps, les avantages sociaux sont supprimés, les conditions d'accès aux allocations ou au revenu d'intégration sont de plus en plus nombreuses et strictes. Sans parler des coupes de budget dans des organismes tels que le VDAB, les CPAS, etc., qui compromettent l'accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité. « Les économies réalisées par les différentes autorités publiques vont plonger davantage de personnes dans la pauvreté. Les personnes seules, les jeunes, les parents isolés, les personnes âgées et les personnes issues de l'immigration sont déjà très vulnérables et le seront encore plus. Nous voulons également mettre fin à l'idée répandue selon laquelle tout cela est de leur faute. Il suffit souvent de peu pour tomber dans la pauvreté. Il est difficile d'en sortir et cela vous marque à vie », explique Cindy Van Geldorp, qui parle d'expérience.
Les droits fondamentaux sous pression
Le modèle de la responsabilité individuelle (« quand on veut, on peut ») prend souvent le dessus dans les choix politiques et au sein de la société. L’idée d’une protection sociale offrant suffisamment de garanties domine les débats publics. Pourtant, 18,2 % de la population belge et 12,8 % des Flamands sont exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. L’accès aux droits fondamentaux devient de plus en plus difficile pour les personnes en situation de vulnérabilité sociale, et ce dans différents domaines. Lorsque tous ces facteurs s’accumulent, les gens ne voient plus le bout du tunnel et finissent par baisser les bras.
« Je suis passé au CPAS, mais le bureau était fermé. Le numéro de téléphone est affiché sur la porte, mais il est réservé aux personnes qui ont déjà un rendez-vous. Je devais prendre rendez-vous via le site web ou par e-mail, mais je ne sais pas comment faire. »
Des conditions de plus en plus strictes en matière de droits fondamentaux
Les gouvernements actuels optent pour des conditions linguistiques et de travail de plus en plus strictes, telles qu’un accès plus restreint au logement social, la limitation dans le temps des allocations de chômage, une augmentation des frais de santé due à la hausse des suppléments et des honoraires, ainsi que des contrôles supplémentaires pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Des mécanismes sociaux importants tels que les allocations sociales (Groeipakket), l’intervention majorée pour les soins et le plafond des frais de santé, les bourses d’études, le revenu d’intégration, les indemnités de maladie… tout est soudain remis en question.
Un meilleur accès et une meilleure protection des droits fondamentaux
Dans le cadre de cette campagne, le Netwerk tegen Armoede et les personnes en situation de pauvreté issues d'associations locales ont formulé des recommandations que vous pouvez consulter ici : Recommandations pour un meilleur accès aux droits fondamentaux et une meilleure protection de ceux-ci.
Programme
Le programme complet des actions menées par les associations flamandes de lutte contre la pauvreté sont à retrouver sur le site : jeu de l’oie géant, expositions de photos, théâtre, discussions, récits de vie, petit déjeuner, actions dans des endroits stratégiques au niveau des communes flamandes…
Plus d'infos : www.17oktober.be