Message

BAPN invité chez la Première Ministre et les membres du Kern

La pandémie de Covid-19 a eu un impact considérable en Belgique, sur la santé, sur l'économie mais aussi sur la pauvreté et l’exclusion sociale. Des mesures urgentes ont été prises pour limiter autant que possible cet impact. Cependant, dans le domaine social, les mesures n'ont pas été suffisantes pour protéger les personnes vivant dans la pauvreté contre les effets négatifs de la crise actuelle.

Le gouvernement fédéral a commencé un travail préparatoire pour un processus de relance. A cet égard , le 20 juillet, diverses parties prenantes - dont le BAPN - ont été invitées à présenter en personne leurs préoccupations et leurs recommandations au Premier ministre et aux autres ministres compétents.

Pendant notre intervention nous avons souligné que déjà avant la crise due au COVID- 19 il y avait une crise social en Belgique. Le Covid a été un grand révélateur de la dégradation des droits de base dans notre société. C'est pourquoi nous avons plaidé pour une sécurité sociale solide afin que les problèmes sociaux puissent être traités de manière préventive et structurelle. Nous pensons en particulier à l’augmentation des minima sociaux au-dessus du seuil de pauvreté européen.

Il est également crucial que l'accessibilité aux services de base tels que la santé, l'éducation, le  droit au logement,... est garanti pour l'ensemble de la population. Il est également urgent d'accorder une plus grande attention au droit à l’emploi de qualité et à l'inclusion de groupes très précaires dans notre société, tels que les personnes sans résidence légale et les personnes sans-abri. Nous devons réinvestir dans la capitale la plus importante de la Belgique, c'est-à-dire sa populationes. Afin de libérer un budget adéquat à cette fin, il est nécessaire de mettre en place une fiscalité plus juste et équitable.

Le développement ou le rétablissement d’un pays ne peut se faire qu’avec toutes et tous et au profit de chaque personne. Les efforts et la connaissance de chaque personne sont nécessaires, personne ne doit être considéré inutile ou excédentaires. Dans le processus de relance il est important  d’associer les premiers concernés aux débats et prises de décision qui les concernent à travers leur participation directe et celle de celles et ceux par qui ils et elles se sentent représentées valablement.

Suite à cette rencontre, nous avons envoyé deux lettres à la Première ministre et aux ministres compétents pour approfondir un certain nombre de thèmes qui ont été abordés au cours de la réunion. Dans une première lettre, nous avons élaboré un certain nombre de points nécessaires pour que les personnes en situation de pauvreté et les groupes les plus vulnérables de notre société soient mieux atteints et soutenus pendant cette crise. Dans une deuxième lettre, nous avons souligné l'impact de la fracture numérique que la crise aggrave pour les populations vivant dans la pauvreté. Nous avons également proposé un certain nombre de solutions pour y faire face.